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De l’interdit à l’interdit d’interdire  - 20/11/2006

     

Le problème de la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens n’est pas une simple pénalisation. Aussi c’est une erreur médiologique que de la présenter de cette manière. Il en est de même du point de vue stratégique puisque cela revient à présenter une contre-attaque qui suit une défense, comme une simple attaque. La pénalisation de la négation est une forme légale de résistance contre l’oppression du génocide de la mémoire. Il ne s’agit uniquement d’un processus nomologique mais d’une nécessité. C’est la dignité de la mémoire qui impose au droit de légiférer. Car nous ne devons pas oublier qu’il s’agit aussi d’effectuer une pression à l’encontre du régime autoritaire turc qui a fait passer une loi qui condamne toute référence au génocide des Arméniens car celui-ci est considéré comme un acte contraire à l’intérêt fondamental de la Nation. Aussi les défenseurs des droits de l’Homme et les hommes politiques doivent d’abord mettre en avant cette loi qui est un interdit.

De l’état-otage à la diaspora résistante  - 3/06/2006

     

En étudiant les Accords de Lausanne de 1923, nous ne pouvons nous empêcher de poser la question suivante. Quel est l’intérêt de permettre à la population grecque de demeurer sur les îles de Imvros et Ténédos pour les autorités turques de l’époque ?

LES HISTORIENS FRANCAIS OU LA LIBERTE DE CONDAMNER  - 15/05/2006

     

L’association " Liberté pour l’Histoire ", composée de 19 historiens de renom, a publié le 6 mai 2006 un communiqué relatif à la proposition de loi sur la sanction de la négation du génocide des Arméniens, notant que " Pareille disposition aggraverait les atteintes à la liberté d’expression. Elle prendrait une nouvelle fois les enseignants en otages. C’est affligeant. "

Condamnation de la barbarie  - 11/05/2006

     

Le projet de loi n'est pas seulement une pénalisation de l'inconscience, c'est avant tout une condamnation de la barbarie. Il ne s'agit pas non plus de sanctionner la Turquie ou le peuple turc. Seulement la France est un état de droit et elle doit nécessairement prendre position face au négationnisme de l'appareil législatif turc.

La France a reconnu le génocide des Arméniens de 1915 et elle ne peut simplement accepter que toute mention à celui-ci soit punie par le code pénal turc. En tant que patrie de la déclaration des droits de l'homme, elle ne peut soutenir un régime autoritaire qui nie l'existence du génocide. Certes, elle ne désire pas s'ingérer dans les affaires intérieures turques mais le problème du génocide n'appartient pas à cette catégorie. Le génocide des Arméniens est un crime contre l'Humanité, aussi il ne peut manquer de toucher la France.

La loi empêchera le mensonge ...  - 11/05/2006

     

Aujourd'hui la Turquie qui frappe à la porte de l'Union Européenne tente d'exporter le négationnisme enseigné dans les écoles de la République turque, en France et en Allemagne en attisant les sentiments ultranationalistes des ressortissants turcs vivant dans ces deux pays en utilisant des officines d'extrême droite comme les Loups Gris. Devons nous attendre sans rien faire pour qu'un antagonisme communautaire voie le jour en France ou ailleurs créant ainsi le désordre public comme on l'a vu récemment à Lyon et à Berlin ?

De la manifestation à la profanation...  - 21/04/2006

     

Le point de vue chypriote sur le Mémorial

Via les informations fournies par nos soins, le quotidien national chypriote mentionne pour la première fois à Chypre, la problématique du mémorial lyonnais pour le génocide des Arméniens. Ainsi, l'île de Chypre a pu constater qu'elle n'était pas l'unique victime de la propagande turque.

Dura lex, sed lex  - 17/04/2006

     

La société de l’oubli considère que des causes comme celle de la reconnaissance du génocide, n’ont pas lieu d’être car elles enveniment les relations sociales. Alors certains parmi nous se sentent obligés de faire l’apologie de cette lutte. Ils se cantonnent sur des bases consensuelles afin de ne pas brusquer, ils utilisent une philosophie de bon marché afin de ne pas provoquer. Ils oublient cependant l’essence. La philosophie ne peut que provoquer. C’est dans sa nature de lutter contre l’inertie sociale. Le combat des droits de l’homme ne peut être minimisé sous prétexte de plaire. Nous ne pouvons accepter cette tendance générale qui consiste à transformer l’humanisme en humanitaire uniquement en raison du fait qu’il est plus facile à faire passer.

Mémorial du génocide versus barbarie de l'oubli  - 3/04/2006

     

Si nous ne prenons pas garde, le caractère fallacieux de certaines procédures juridiques peut aisément conduire à une démocratie de la honte.

Certes le monde juridique est un moyen efficace pour lutter contre l'oppression des peuples. Seulement lorsqu'il est manipulé afin de conduire à des aberrations déontologiques, il est de notre devoir de nous révolter. La petite guerre qui est menée à l'encontre du mémorial lyonnais du génocide des Arméniens ne peut être qualifié autrement que de sale. Elle est l'exemple même, pour ne pas dire le paradigme de l'indécence politique. L'exploitation des procédures juridiques dans le but de nuire à une cause des droits de l'homme n'est qu'un crime indirect. D'autant plus que nous nous trouvons dans un cadre conflictuel qui est celui du génocide de la mémoire.

Pour une lecture juridique des quatre lois " mémorielles "  - 25/03/2006

     

Un débat divise l'opinion depuis la promulgation de la loi du 23 février 2005 " portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés "2. Peu après sa publication au Journal officiel, une poignée d'historiens menés par Claude Liauzu, Gilbert Meynier et Gérard Noirel, lancent une première pétition3 qui recueille plus d'un millier de signatures en moins de 3 semaines, et donne lieu à une conférence de presse associant à grand bruit la Ligue des droits de l'homme, le MRAP et la Ligue de l'enseignement.

Le mémorial de Lyon  - 19/03/2006

     

Les problèmes politiques et diplomatiques que soulève l'érection du mémorial du génocide des Arméniens sont tout à fait révélateurs de la nécessité du combat à mener.

Caricatures ou amalgame... ?  - 21/02/2006

     

Nous avons tous constaté ces dernières semaines, au travers des manifestations de masse organisées par diverses associations musulmanes dans le monde islamique et même en Europe et en France, à quel point " les Musulmans du monde entier " se sont sentis "outragés" par les caricatures publiées dans un journal (publié en septembre 2005), pratiquement inconnu en dehors du petit Danemark, puis reprises par France Soir, Charlie Hebdo, etc, depuis. Deux observations viennent immédiatement à l’esprit de tout observateur lucide et dépassionné :

Le dispositif allemand  - 12/09/2005

     

Certains analystes considèrent sans doute que le dispositif allemand est extrêmement lent à se mettre en place au sujet de la question orientale. Pourtant une étude plus fine de la géopolitique et de la géostratégie sous-jacente permet de comprendre cet éloge indirect de la lenteur qui peut surprendre au premier abord.

Diplomatie européenne  - 4/09/2005

     

Comme cela était prévisible depuis le refus du plan Annan, le problème chypriote s’est transformé en problème européen et désormais la reconnaissance de la Démocratie Chypriote par le régime autoritaire de la Turquie est une clef dans le champ des prénégociations.

Défense française  - 1/07/2005

     

Ne pouvant reculer sur un point, à savoir nier le fait qu'elle a reconnu depuis 1983 un état autoproclamé dont la nature et les institutions sont illégales, selon les deux résolutions des Nations Unies, la Turquie a tenté via l'ajout au protocole de placer hors contexte cette faiblesse. Il s'agit d'une manoeuvre courante en stratégie pour éviter que le front de la bataille n'affecte la ligne de retraite. Seulement le système adopté par la défense française consiste justement à menacer cette ligne de retraite. De plus, en prenant l'initiative sur ce point, la France efface quelque peu son absence de présence au niveau européen à la suite du référendum.

Pour sauver le Traité, la France doit s'opposer à l'adhésion de la Turquie  - 8/06/2005

     

A l’occasion d’un colloque organisé aujourd’hui à Sciences-Po, Hervé de Charette évoque les conséquences du vote du 29 mai. L’ancien Ministre des Affaires étrangères et actuel Président du Groupe d’amitié France-Turquie de l’Assemblée Nationale estime que la France pour sauver le Traité doit impérativement s’opposer à ce que débute le 03 octobre le processus d’adhésion de la Turquie.



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