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Au nom du père et du fils et de Mammon   22/04/2006

Au nom du père et du fils et de Mammon

Le fils veut venger son père et nous promet de suivre ses pas.

Le père s'est allié, entre autres, avec Abdel Halim Khaddam, Ghazi Kanaan, les magnats du pétrole, et les puissances occidentales qui ont sponsorisé l'occupation syrienne et nous ont fait cadeau des " accords constitutionnels " de Taëf qui bloquent les institutions de l'Etat libanais pour y consacrer un " arbitrage " étranger rendant le Liban et les Libanais dépendants de la Syrie, dans le passé, et du monde occidentalo-wahhabite aujourd'hui, c'est-à-dire du pétrole, des sociétés pétrolières et des Etats qui les dirigent ou les fournissent.

Sous promesse de " lendemains qui chantent ", le père nous a endettés de quarante milliards de dollars, augmenté nos impôts et créé la société Solidere qui a arraché " légalement " le Centre ville de Beyrouth à ses propriétaires libanais (surtout sunnites) pour le distribuer en cadeaux à des actionnaires, " chefs libanais de milices", ainsi qu'à ses "amis, alliés et protecteurs arabes et étrangers " (voir plus haut qui ils sont).

Sous couvert de valeurs humaines et de charité, il nous a fait cadeau de plus de 350.000 nouveaux immigrants (10% de la population), dont une grande partie n'a jamais vu le Liban.

Sous couvert de nous aider, il a mis au point deux conférences internationales qui n'ont fait qu'enfoncer nos finances dans un rouge sang.

Heureusement qu'un Président de la République a freiné ses appétits dépensiers, sinon nos dettes auraient atteint les cent milliards de dollars.

Le fils nous promet de suivre les pas de son père. Mais pour ce faire, il veut " nous " débarrasser de ce Président de la République qui l'empêche de continuer la mission charitable de son père et de livrer le Liban à la " démocratie " de type iraqien. Déjà " son " Président du Conseil se trouve à Washington où il a été accueilli " triomphalement " à la place du chef de l'Etat par le chef de la seule superpuissance mondiale qui " ne veut interférer en rien dans les affaires intérieures libanaises et lui apporter la souveraineté ". Le fils, ses émissaires et ses alliés font le tour des capitales arabes et internationales dans ce but, au lieu de s'entendre avec les autres Libanais.

Tout cela nous donne une idée de ce que sera Beyrouth 1. Il sera dans la continuation de Paris 1 et Paris II. Des dettes, encore des dettes, toujours des dettes, jusqu'à ce que le Liban tombe à genoux et accepte d'appliquer l'agenda confié au père, puis, après lui, au fils.

Le père aurait-il été tué parce qu'il n'a pas pu l'appliquer après avoir profité des " facilités " de ses employeurs ? Quant au fils, aurait-il été embauché de son plein gré ? En tous cas je conseille aux intéressés de consulter le magazine Forbes pour voir à combien se monte la fortune des héritiers du Président martyr (plus de 13 milliards de dollars). Elle a fait des enfants depuis 1990.

Roger AKL

22/4/2006


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