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Résumés

 
De l’interdit à l’interdit d’interdire

par N. Lygeros. Le problème de la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens n’est pas une simple pénalisation. Aussi c’est une erreur médiologique que de la présenter de cette manière. Il en est de même du point de vue stratégique puisque cela revient à présenter une contre-attaque qui suit une défense, comme une simple attaque. La pénalisation de la négation est une forme légale de résistance contre l’oppression du génocide de la mémoire. suite

De l’état-otage à la diaspora résistante 

par N. Lygeros. En étudiant les Accords de Lausanne de 1923, nous ne pouvons nous empêcher de poser la question suivante. Quel est l’intérêt de permettre à la population grecque de demeurer sur les îles de Imvros et Ténédos pour les autorités turques de l’époque ? 
En étudiant les Accords de Vienne de 1975, nous ne pouvons nous empêcher de poser la question suivante. Quel est l’intérêt de permettre à la population chypriote de demeurer dans les territoires occupés de Chypre pour les autorités turques de l’époque ? (suite)

 

LES HISTORIENS FRANCAIS OU LA LIBERTE DE CONDAMNER

par René Dzagoyan.  L’association " Liberté pour l’Histoire ", composée de 19 historiens de renom, a publié le 6 mai 2006 un communiqué relatif à la proposition de loi sur la sanction de la négation du génocide des Arméniens, notant que " Pareille disposition aggraverait les atteintes à la liberté d’expression. Elle prendrait une nouvelle fois les enseignants en otages. C’est affligeant. "
En voilà une belle indignation ! Défendre la liberté d’expression, quelle belle cause ! Mais c’est un peu vite oublier que la liberté d’expression est une valeur universelle, que ceux qui souffrent de sa privation dans le monde méritent autant de compassion que les enseignants français qu’on prétend défendre, et que, donc, sa défense n’a pas de frontière. (suite)

Condamnation de la barbarie

par Nikos Lygeros. Le projet de loi n'est pas seulement une pénalisation de l'inconscience, c'est avant tout une condamnation de la barbarie. Il ne s'agit pas non plus de sanctionner la Turquie ou le peuple turc. Seulement la France est un état de droit et elle doit nécessairement prendre position face au négationnisme de l'appareil législatif turc. (Suite

La loi empêchera le mensonge, pas la liberté d'expression

par Varoujan Sirapian. Aujourd'hui la Turquie qui frappe à la porte de l'Union Européenne tente d'exporter le négationnisme enseigné dans les écoles de la République turque, en France et en Allemagne en attisant les sentiments ultranationalistes des ressortissants turcs vivant dans ces deux pays en utilisant des officines d'extrême droite comme les Loups Gris. Devons nous attendre sans rien faire pour qu'un antagonisme communautaire voie le jour en France ou ailleurs créant ainsi le désordre public comme on l'a vu récemment à Lyon et à Berlin ? Car n'en doutons pas ce qui s'est passé à Lyon et à Berlin n'est qu'un coup d'essai pour vérifier la résistance des autorités à faire face à des tentatives de destruction des valeurs universelles auxquelles nous, européens, croyons. (Suite)

De la manifestation à la profanation... 

par Nikos Lygeros. Via les informations fournies par nos soins, le quotidien national chypriote mentionne pour la première fois à Chypre, la problématique du mémorial lyonnais pour le génocide des Arméniens. Ainsi, l'île de Chypre a pu constater qu'elle n'était pas l'unique victime de la propagande turque. (suite)

Dura lex, sed lex

par Nikos Lygeros. La société de l’oubli considère que des causes comme celle de la reconnaissance du génocide, n’ont pas lieu d’être car elles enveniment les relations sociales. Alors certains parmi nous se sentent obligés de faire l’apologie de cette lutte. Ils se cantonnent sur des bases consensuelles afin de ne pas brusquer, ils utilisent une philosophie de bon marché afin de ne pas provoquer. Ils oublient cependant l’essence. La philosophie ne peut que provoquer. (suite)

Mémorial du génocide versus barbarie de l'oubli

par Nikos Lygeros. Si nous ne prenons pas garde, le caractère fallacieux de certaines procédures juridiques peut aisément conduire à une démocratie de la honte. 
Certes le monde juridique est un moyen efficace pour lutter contre l'oppression des peuples. Seulement lorsqu'il est manipulé afin de conduire à des aberrations déontologiques, il est de notre devoir de nous révolter. La petite guerre qui est menée à l'encontre du mémorial lyonnais du génocide des Arméniens ne peut être qualifié autrement que de sale. Elle est l'exemple même, pour ne pas dire le paradigme de l'indécence politique. L'exploitation des procédures juridiques dans le but de nuire à une cause des droits de l'homme n'est qu'un crime indirect. D'autant plus que nous nous trouvons dans un cadre conflictuel qui est celui du génocide de la mémoire. suite

 

Pour une lecture juridique des quatre lois " mémorielles "

par Sévane Garibian. Un débat divise l'opinion depuis la promulgation de la loi du 23 février 2005 " portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés "2. Peu après sa publication au Journal officiel, une poignée d'historiens menés par Claude Liauzu, Gilbert Meynier et Gérard Noirel, lancent une première pétition3 qui recueille plus d'un millier de signatures en moins de 3 semaines, et donne lieu à une conférence de presse associant à grand bruit la Ligue des droits de l'homme, le MRAP et la Ligue de l'enseignement. (suite)

Pour sauver le Traité, la France doit s'opposer à l'adhésion de la Turquie

Hervé de Charette. A l’occasion d’un colloque organisé aujourd’hui à Sciences-Po, Hervé de Charette évoque les conséquences du vote du 29 mai. L’ancien Ministre des Affaires étrangères et actuel Président du Groupe d’amitié France-Turquie de l’Assemblée Nationale estime que la France pour sauver le Traité doit impérativement s’opposer à ce que débute le 03 octobre le processus d’adhésion de la Turquie. (Suite)

La défense française

par N. Lygeros. En réalité, ce qu'il faut opérer c'est une dissociation préalable de l'ennemi par une menace sur sa ligne de retraite. Voilà ce que vise la diplomatie française au sujet de la question orientale.  (suite)

Diplomatie européenne

par N. Lygeros.  Comme cela était prévisible depuis le refus du plan Annan, le problème chypriote s’est transformé en problème européen et désormais la reconnaissance de la Démocratie Chypriote par le régime autoritaire de la Turquie est une clef dans le champ des prénégociations.  suite

Le dispositif allemand

N. Lygeros.  Certains analystes considèrent sans doute que le dispositif allemand est extrêmement lent à se mettre en place au sujet de la question orientale. Pourtant une étude plus fine de la géopolitique et de la géostratégie sous-jacente permet de comprendre cet éloge indirect de la lenteur qui peut surprendre au premier abord. En effet, même si l'Allemagne se trouve dans le noyau européen, il n'en demeure pas moins qu'elle doit gérer des contraintes nationales et même locales. suite

Caricatures ou amalgame en temps réel ?

Nous avons tous constaté ces dernières semaines, au travers des manifestations de masse organisées par diverses associations musulmanes dans le monde islamique et même en Europe et en France, à quel point " les Musulmans du monde entier " se sont sentis "outragés" par les caricatures publiées dans un journal  (publié en septembre 2005), pratiquement inconnu en dehors du petit Danemark, puis reprises par France Soir, Charlie Hebdo, etc, depuis. Deux observations viennent immédiatement à l’esprit de tout observateur lucide et dépassionné...
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Le mémorial de Lyon

Les problèmes politiques et diplomatiques que soulève l'érection du mémorial du génocide des Arméniens sont tout à fait révélateurs de la nécessité du combat à mener. De nombreuses personnes pensent qu'il n'est plus nécessaire de créer des monuments qui commémorent le souvenir du génocide. Le mémorial de Lyon représente un contre-exemple à leur thèse puisque sa réalisation constitue un défi non seulement pour les fanatiques de l'oubli mais aussi pour les défenseurs de la cause arménienne.
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